Le rêve dans le Coran
Du songe d’Abraham à celui de Joseph et de la mère de Moïse, le phénomène du rêve est évoqué à plusieurs reprises dans le Coran où il est considéré comme une source de connaissance mais aussi comme un instrument de guidance et un avertissement divin. [1] Le Coran reconnaît non seulement la véracité de certains rêves, mais aussi la science de leur interprétation qui y est présentée comme un savoir enseigné directement par Dieu à certains serviteurs élus. [2] Au travers de plusieurs récits, il nous donne certaines clés pour en déchiffrer le sens profond et les raisons de leur existence dans la vie de l’homme.

- Miniature d’Abraham s’apprêtant à sacrifier son fils à la suite de son songe, date et auteur inconnus
Le rêve a fait l’objet d’études dans de nombreuses civilisations à des époques très différentes : parfois considéré comme un instrument de divination et de prémonition révélant certaines réalités du monde, il a souvent eu tendance, à l’époque moderne, à être réduit à un simple phénomène psychologique ne reflétant que certains états d’âme conscients et inconscients de l’être humain.
En opposition à une telle vision, le Coran considère le rêve comme un moyen d’accéder à la connaissance d’une réalité passée, présente ou à venir à propos de ce monde ou des sphères supérieures de la réalité. Le rêve devient alors un instrument essentiel de la guidance de l’homme ; un "pont" permettant l’établissement d’une relation directe de chaque être avec son Créateur, ouvrant ainsi la voie à des possibilités d’inspiration et de "révélations" particulières constantes.
Le vocabulaire du rêve
Le rêve est désigné dans le Coran par trois termes principaux : ro’yâ, terme issu de la racine trilitère ra’a évoquant l’idée de vision ; holom désignant le rêve ou, selon les cas, une chimère ; et enfin hadith évoquant l’idée de narration, et soulignant que le rêve est comme une histoire que l’on entend
Source : Le rêve dans le Coran